UN ARC-EN-CIEL

EN PLEINE NUIT

JACQUELINE LAMBA

Du 29 mars au 14 mai 2022

Vue d'exposition
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Jacqueline Lamba, Un arc-en-ciel en pleine nuit Photos Sarkis Torossian

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Vue d'exposition
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Jacqueline Lamba, Un arc-en-ciel en pleine nuit

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Portrait de Jacqueline Lamba
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Jacqueline Lamba, Un arc-en-ciel en pleine nuit Photos Sarkis Torossian

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L’art, la poésie, c’est le précipité de la beauté dans l’émotion. (Jacqueline Lamba)  

 

Les formes vont et viennent, naissent, disparaissent et resurgissent parfois, après des années ou des siècles, pour s’évanouir à nouveau, fatalement. Nous naviguons sans cesse entre découverte et redécouverte, innovation et rénovation, si l’on peut dissocier ces deux notions.

 

Face à cette impermanence, peut-être ne faut-il pas se demander ce que doivent être les formes – ce que devrait être l’art – mais plutôt quelles sont les recherches qui nous rejoignent dans notre contemporanéité, et quelles sont celles auxquelles nous souhaitons consacrer du temps. À ces questions, notre réalité contemporaine – la mienne en tout cas, c’est là d’où je parle – tend à nous pousser vers les artistes en lutte, les formes qui tordent nos imaginaires pour en laisser apparaître de nouveaux, qui déconstruisent pour mieux ouvrir, qui permettent d’autres perspectives. Dans ce contexte, que nous apporte la redécouverte de l’œuvre de Jacqueline Lamba ? Sur quel horizon débouchent ses ciels de lumière et de couleurs ? Ses besoins de poésie, de beauté et d’extase ? Le premier regard y verra peut-être des (d)ébats esthétiques superflus, mais il faut aller plus loin.

 

L’ombre n’existe pas, elle est déjà la lumière. (JL)

 

Loin des ombres qui, à trop les fixer, occultent notre regard jusqu’à même l’aveugler, la peinture de Jacqueline Lamba s’attache à la lumière, à la transparence, au mouvement imperceptible – cet invisible qui régit notre environnement et nous le donne à voir magnifié. À travers ses peintures nous apprenons à voir, avant même d’apprendre à voir mieux. Nous apprenons à voir et donc à être au monde, pour mieux l’habiter peut-être.

Au cœur de l’asphyxie ambiante, des luttes qui constamment nous mettent en apnée, les œuvres de Jacqueline Lamba fonctionnent comme des respirations. Loin du luxe et de la superficialité, elles sont un remède à la suffocation.

 

Je reste encore quelques jours dans ce radeau avec les nuages comme compagnie. (JL)

 

 

 

Grégoire Prangé

Paris, mars 2022