LA PREMIÈRE PÉRIODE DE MA PEINTURE C'EST L'AMOUR...: MAURICE DENIS
« La première période de ma peinture, c'est l'amour… ».
Vernissage jeudi 10 septembre 2026, 18h | 20h30
« La première période de ma peinture, c'est l'amour… ». Cette confidence de Maurice Denis constitue le fil conducteur de l'exposition que la galerie Pavec lui consacre du 11 septembre au 14 novembre 2026, sa première exposition monographique dédiée à l’artiste.
Fruit de plusieurs mois de recherches menées en étroite collaboration avec des membres de la famille de Maurice Denis et les principaux spécialistes de son œuvre, cette exposition inaugure un nouveau chapitre de la programmation scientifique de la galerie. En poursuivant les recherches qu'elle mène depuis plusieurs années sur les femmes artistes de la modernité, la galerie entend désormais appliquer cette même exigence scientifique à de grandes figures de l'histoire de l'art. Car l'histoire de l'art ne se renouvelle pas uniquement par la redécouverte d'artistes longtemps oubliés ; elle s'enrichit également par une relecture des œuvres que l'on croyait les mieux connues. À travers des corpus cohérents ou inédits, des périodes délaissées ou des problématiques peu explorées, chaque exposition ambitionne ainsi d'enrichir notre compréhension des grandes figures de la modernité.
Réunissant des œuvres réalisées entre 1892 et 1915, l'exposition se concentre sur un corpus d'une remarquable cohérence consacré à l'univers familial de l'artiste : Marthe Meurier, son épouse, leurs enfants, les jardins, les intérieurs et les paysages du quotidien. Loin d'être un simple répertoire de scènes intimes, cet ensemble révèle un Maurice Denis profondément moderne, élaborant un univers pictural dont le foyer domestique fut à la fois le laboratoire et le sujet.
Autour de ce principe fondateur qu'est l'amour, Maurice Denis construit progressivement une véritable cosmogonie, régie par ses propres équilibres plastiques, où la couleur, le rythme des formes et l'organisation de la surface prennent le pas sur la seule description du réel. Le foyer devient ainsi le lieu d'une expérimentation picturale continue, où l'expérience vécue se transforme en langage. Derrière la douceur apparente de ces scènes domestiques s'affirme une conception de la peinture dans laquelle le quotidien cesse d'être un simple sujet pour devenir la matière même d'une réflexion sur la peinture.
L'exposition invite ainsi à regarder un Maurice Denis où l'amour n'est pas seulement un thème, mais le principe organisateur d'une œuvre qui compte parmi les propositions les plus singulières de la modernité française.
